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Autour de Sango Malo, le film culte de Bassek Ba Kobhio

  • Photo du rédacteur: Gabriel Mbarga
    Gabriel Mbarga
  • il y a 38 minutes
  • 2 min de lecture

Bassek Ba Kobhio, le réalisateur Camerounais qui nous a quittés le 11 mai 2026 à Yaoundé s'exprime dans ce document vidéo enregistré il y a 4 ans. Une interview conduite et produite par la journaliste et réalisatrice Mary-Noël Niba. Cette rencontre du public autour de son film SANGO MALO, sélectionné au Festival de Cannes en 1993, nous offre à découvrir plus intimement l'intellectuel, l'écrivain, le cinéaste et le père des Ecrans noirs.









Bassek Ba Kobhio : Clap de fin !



Le réalisateur, écrivain et producteur camerounais Bassek Ba Kobhio a ainsi rendu l'âme dans la nuit du 11 au 12 mai 2026 dans sa ville de résidence de Yaoundé, à l’âge de 69 ans. Ecrivain, essayiste, sociologue, Bassek devient vite une Figure majeure du cinéma africain, dont il sera considéré comme l’un des grands artisans du rayonnement de son 7ᵉ art, tant sur le continent qu'à l’international.


Né en 1957 à Nindjé, par Ndom, Département de la Sanaga Maritime, dans le Littoral camerounais, par près de 1000 mètres d'altitude, Bassek Ba Kobhio amorce, au milieur des années 70, des études brillantes de sociologie et de philosophie avant de se tourner vers l’écriture puis le cinéma.


Engagé, Bassek Ba Kobhio est alors un leader des revendications étudiantes qui connaîtra les affres de la répression d'un régime en proie aux derniers foyers de résistance post-coloniale. L'œuvre de Bassek ne se départira jamais de son combat pour la liberté et s'articulera autour d’un même fil conducteur : raconter l’Afrique avec dignité, profondeur et indépendance.

Il s’impose au début des années 1990 avec le film Sango Malo, adapté de son propre roman. Ce long métrage devient rapidement un classique du cinéma africain et lui vaut une reconnaissance internationale.

Parmi ses autres œuvres marquantes figurent :

  • Le Grand Blanc de Lambaréné

  • Le Silence de la forêt

  • Gouverneurs de la Rosée


Fondateur des Écrans Noirs

Au-delà de ses films, Bassek Ba Kobhio couronnera son oeuvre comme le fondateur du festival Écrans Noirs, créé en 1997, à Yaoundé. Ce festival est devenu l’un des rendez-vous majeurs du cinéma africain et un espace essentiel de promotion des réalisateurs du continent.

Il contribue à la formation de jeunes cinéastes en Afrique centrale à travers des écoles et initiatives dédiées au cinéma et à l’audiovisuel.


Héritage

La disparition de Bassek Ba Kobhio suscite une vive émotion dans les milieux culturels africains. Plusieurs personnalités camerounaises lui rendent hommage comme à un « pionnier » et un « bâtisseur » du cinéma africain contemporain.

Son œuvre, profondément engagée, laisse l’image d’un créateur attaché à la mémoire, à la transmission et à la souveraineté culturelle africaine.


G.M

 
 
 

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