La tristesse me gagne et j'ai mal de me voir si triste.
Je réalise soudain, l'impuissance du nom d'homme que je porte.
J'ai fini par lever mes yeux vers le saint trône, pour HAÏTI.
HAÏTI meurtri par un puissant séisme, ne se relèvera pas seul.
Cette douleur innommable et indescriptible, face à ces images insolentes.
Les avenues de Port-au-Prince, sont jonchées de cadavres.
Des morts qu'on enterre à la va-vite, sans oraison funèbre.
Si, juste une petite prière, psalmodiée des bouts de lèvres.
Le curé, l'imam, le pasteur et le prêtre vaudou, se sont enfin donnés la main.
Les milices tribales qui se disaient toutes puissantes sont désarmées.
Ils ne savent plus à quoi s'en tenir, là où la kalachnikov n'a aucune valeur.
A présent, ils ont des machettes pour se disputer les grains de riz.
Les politiciens de gauche et de droite pointent leurs doigts sur l'horizon.
Les regards rivés vers des lendemains communs inconnus.
Certains parlent de la funeste catastrophe, comme dans un cauchemar.
C'est le nouveau visage que nous offre HAÏTI.
Chacun se sent tout petit. Chacun s'ouvre à l'autre.
Comme ces rivières qui forment des grands fleuves.
Nous avons besoin de tous et de tout, d'un sourire ou d'une main tendue,
D'une pensée qui rassure ou qui reconforte, comme une mère.
Ou alors d'un mot écrit à la va-vite, pour sauver HAÏTI.
JC BEMBA
PS. Voici un lien pour aider les haïtiens, de façon durable.
http://www.facebook.com/group.php?gid=340848247884
1. Mankou Le 21/01/2010 à 17:08
2. Didier de Panam Le 22/01/2010 à 17:15
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